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James Eugene Carrey, l'homme aux mille visages et au sourire fendu naît en 1962 à Newmarket, en Ontario.
De condition modeste Jim Carrey abandonne très tôt ses études pour aider à subvenir au besoin de sa famille. Trés vite, il apprend à se servir du rire pour surmonter les épreuves de la vie. C'est ainsi qu'à la fin des années 70, il décide de tester ses talents d'imitateur devant le public des cabarets. Il commence à se produire sur scène au Yuk Yuk's Comedy Club de Toronto à l'âge de quinze ans, ce qui l'amène à partir en tournée à travers le pays. Mais le jeune homme poursuit un rêve plus ambitieux que des contrats dans les salles obscures de l'Amérique profonde: il veut devenir acteur.
À l'âge de dix-neuf ans, il déménage à Los Angeles et commence à se produire régulièrement au Mitzi Shore's Comedy Store. En 1990, il rejoint le casting du show télévisé "Living Color" aux côtés de stars montantes comme Jennifer Lopez et Jaimie Foxx. Aussitôt, le public s'attache à ce personnage loufoque, débordant d'énergie, capable de changer d'identité en jouant simplement avec ses muscles faciaux. Quatre plus tard, c'est sur cette vague ascendante que les propositions cinématographiques vont affluer et permettre à l'acteur d'enfin toucher au but, dans les comédies à succès tel que
"Ace Ventura mène l'enquête". Mais c'est le film de Charles Russel, "The Mask",qui va véritablement révéler l'acteur au grand public.
A croire que l'année 1994 est son année,les frères Farelly lui propose de jouer dans "Dumb et Dumber", deux frères loufoques au point de friser la débilité. Le film fera rire la planète et boostera pour de bon la carrière de Jim Carrey vers les étoiles.
En 1995,Carrey a l'occasion de changer de registre grâce à Joel Schumacher ou il incarne le méchant (Edward Nygma) dans le "Batman forever".Si le personnage est beaucoup plus sombre que celui que le public a l'habitude de lui voir jouer, il n'en est pas moins construit sur le même modèle:Grimaces loufoqueries. Puis interprète, un inquiétant employé du câble dans le disjoncté de Ben Stiller. Deux ans plus tard, il retrouve Tom Shadyac pour "Menteur, Menteur" (1997) une comédie retraçant l'histoire d'un menteur invétéré qui, suite à un vœu de son fils, ne peut plus mentir.
Il faut attendre le film de Peter Weir, "The Truman Show"(1998), pour découvrir un Jim mis à nu, qui a renoncé à se cacher derrière des masques et des déguisements. A travers l'histoire de ce vendeur d'assurance naÏf et placide, le public découvre un acteur à la sensibilité rare.Sa prestation est saluée par la profession qui lui décerne le Golden Globe du meilleure acteur. S'ensuit un autre film d'auteur,"Man of the Moon"(1999) de Milos Forman. Le film n'est pas un gros succès: boudé aux Oscars, il vaudra tout de même le second Golden Globe du meilleur acteur pour Carrey. Après ces deux incursions dans le cinéma d'auteur,Jim Carrey retrouve sa famille de coeur pour deux nouvelles comédies:"Fous d'Irène"(2000) des frères Farelly et "Bruce tout puissant" de Tom Shadyac (2003). En 2004, le réalisateur Michel Gondry offre à Jim Carrey son plus beau rôle dans "Eternel Sunshine of the Spotless Mind" aux côtés de Kate Winslet; Le combat de Joël pour sauver son histoire d'amour avec Clémentine passionne le spectateur qui sont hypnotisés par le regard perdu de Jim Carrey. Il s'agit assurément de sa plus belle performance, aussi mélancolique et poétique que le titre du film. Dans "Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire", il joue les méchants, et affirme d'être ravi de se transformer en être vil et calculateur prêt au meurtre pour arriver à ses fins.Depuis, il alterne entre comédies sur mesures et projets moins évidents, comme son dernier film "Le nombre 23"(2006) de Joel Schumacher.
Par Redbone
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