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Philippe Noiret s'est éteint en 2006 un jeudi soir d'un cancer généralisé, à l'âge de 76 ans.
Laissant derrière lui une immense carrière de quelque 125 films , et de très nombreuses pièces de théâtre.
"J'ai contribué à l'image de gentleman-farmer que l'on me colle mais elle n'est qu'une parcelle de la réalité"
Jacques Chirac a rendu hommage à l'acteur, explicant "qu'avec l ui c'est un géant qui nous quitte, l'un des maîtres de la scène et de l'écran, l'une des fugures les plus marquantes et les plus attachantes du théâtre et du cinéma.
Sa bio en quelques lignes
Né le 1er octobre 1930 à Lille, dans le nord de la France, élève mèdiocre, il a raté plusieurs fois le bac. En 1953 , il entre au Théâtre national populaire (TNP) de Jean Vilar. Il y connaît la vie de troupe pendant sept ans, côtoie Gérard Philipe et rencontre l'actrice Monique Chaumette , qu'il épousera en 1962 .
Il tient un premier rôle au cinéma en 1956 dans "La Pointe courte" d 'Agnès Varda , mais doit attendre 1960 pour apparaître à nouveau sur grand écran dans "Zazie dans le métro" , de Louis Malle. Il enchaîne des seconds rôles sans percer, jusqu'à " La Vie de château" de Jean-Paul Rappeneau en 1966 .
Consècration en 1976.
Mais c'est le personnage de paysan rêveur d'" Alexandre le Bienheureux" ( Yves Robert ) qui le fait remarquer du grand public en 1967 , au point de pouvoir se consacrer exclusivement au cinéma et d'abandonner le théâtre. Il bouscule son image bonhomme avec un film qui fait scandale en 1973 , " La Grande Bouffe " de Marco Ferreri, et se fait une spécialité des personnages de composition, jouant sous la direction de réalisateurs comme Bertrand Tavernier ( "L'Horloger de Saint-Paul", 1973, etc), Yves Boisset ("Un taxi mauve", 1977, etc), ou Philippe de Broca ( "Tendre poulet", 1977, etc).
Philippe Noiret accède au statut de star hexagonale grâce au succès du "Vieux Fusil" de Robert Enrico qui lui vaut un César du meilleur acteur en 1976 . Mais le comédien n'abandonne passon goût de la composition dans des films comme "Coup de torchon" ( 1981 ).
Figure incontournable
Il poursuit une carrière en Italie, principalement sous la direction de Mario Monicelli ( "Mes chers amis", etc).
Noiret devient la figure incontournable des comédies françaises à succès dans les années 1980-90, avec notamment "Les Ripoux" de Claude Zidi , en 1984, et les deux suites.
L'acteur remporte son second César en 1990 pour " La Vie et rien d'autre" ( Bertrand Tavernier ) et figure en haut de l'affiche de productions internationales comme "Cinema Paradiso " (1988). Moins sollicité par le cinéma au milieu des années 1990, Philippe Noiret remonte sur les planches en 1997 dans "Les Cotelettes" de Bertrand Blier. Il renoue avec le succès dans "Père et fils " ( 20O3 , de Michel Boujenah).
Par Redbone
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